
Egon Schiele peint à l’aquarelle et au au crayon le portrait de sa soeur Gerti.
Un portrait à fleur de pinceau…

Egon Schiele peint à l’aquarelle et au au crayon le portrait de sa soeur Gerti.
Un portrait à fleur de pinceau…

Cette mosaïque illustre le Mundus Patet célébré trois fois dans l’année, chez les romains, le 24 août, le 5 octobre et le 8 novembre.
Chez les étrusques le Mundus est une fosse circulaire destinée aux offrandes aux divinités souterraines. Ce puits défini par un équilibre entre l’axe vertical, les axes horizontaux et orthogonaux du monde, constitue, renversé, une image du ciel.
Les romains ont repris les rites étrusques.
Chez les romains le puits est creusé lors de la fondation de Rome par Romulus et correspondrait à l’emplacement occupé par l’Umbiculus Urbis Romae (nombril de la ville de Rome, situé sur le Forum Romain).

L’Umbiculus Urbis Romae : Vestiges du noyau de briques -forum romain
-milieu du VIIIe av. J.C.
Le Mundus Patet commémore le moment où la fosse qui mettait en communication le monde des morts et celui des vivants était ouverte.
Ces jours-là, on ôte le lapis manalis (ou pierre manale) qui est le nom de la pierre rituelle qui ferme le puits.
Ces jours étaient dangereux car Mundus pouvait attirer les âmes des vivants.
Il était interdit de se battre, de prendre femme et les portes des temples étaient fermées.
Nos traditions religieuses ont perpétué ces rites ancestraux.
Joyeuse halloween !


Aquarelle et encre sur papier
Le dessin est conservé au musée Albertina à Vienne


Oublions les mains de bergère…
Dans une atmosphère de bleus et de roux, les lignes d’ombre et de lumière forgent le caractère.

Tableau de 1937 : Robe violette et anémones

Tableau de 1938 : Robe noire et robe violette

Ce tableau caractéristique du style tardif de Matisse serait son dernier tableau, peint en 1951.
Il est conservée au musée des Beaux-Arts de Lyon, France.
Le visage humain est le centre de préoccupations de Matisse.
Dans ce tableau, le visage de Katia a été vidé de ses traits.
Matisse sacrifie les traits du visage et s’explique à Georges Charbonnier dans « entretien avec Matisse »
Le monologue du peintre –1960 :
« Pourquoi je ne mets pas d’yeux, quelquefois, ni de bouche à mes personnages ? (…) Mais c’est parce que le visage humain est anonyme. Parce que l’expression porte dans tout le tableau. Les bras, les jambes, tout cela ce sont des lignes qui agissent comme dans un orchestre, un registre, des mouvements, des teintes différentes. Si on met des yeux, un nez, une bouche, ça n’a pas grande utilité, au contraire, ça paralyse l’imagination du spectateur et ça oblige à voir une personne d’une certaine forme, une certaine ressemblance, etc. tandis que si vous donnez des lignes, des valeurs, des forces, l’esprit du spectateur s’engage dans le dédale de ces éléments multiples… et alors… l’imagination est délivrée de toute limite ! ».

– Bonnes vacances à tous les voyageurs des lumières –


Une pépite du musée de Philadelphie
C’est un tableau des années de maturité de Bernardino Pinturicchio
Si l’exécution du visage de la madone est un peu sèche, la finesse du dessin crée une atmosphère d’une grande délicatesse.

Ce tableau aux forts contrastes de couleurs dépeint une scène sur les eaux du Rhône au coucher du soleil en 1888.
Les hommes sont entrain de décharger du charbon d’un bateau.
À propos de ce tableau Vincent van Gogh écrit à son frère Théo :
» J’ai vu un effet magnifique et étrange cet après-midi.
Un grand bateau chargé de charbon sur le Rhône était amarré au quai.
Vu d’en haut, c’était brillant et humide comme la pluie ; l’eau était jaunâtre et blanche, le ciel couleur lilas empli de nuages gris perle était strié d’une bande orange à l’ouest ; la ville violette.
Du bateau, des petits ouvriers bleus allaient et venaient transportant le charbon sur le quai. C’était un pur Hokusai. »
Ce tableau est conservé au Musée Thyssen, à Madrid -Espagne

Appelé aussi La Madone au serpent
Ce tableau de Caravage présente une sainte Anne trinitaire.
C’est une commande de l’archiconfrérie des palefreniers pour orner l’autel de la chapelle Sant’Anna dei Palafrenieri de la basilique saint Pierre de Rome.
Les seigneurs cardinaux refusèrent l’accroche du tableau prétextant du décolleté trop profond de la Vierge et de la nudité de l’enfant trop grand.
L’œuvre vendue passa dans la collection de la galerie Borghèse, où elle se trouve encore aujourd’hui.