Saint Sébastien – vers 1431-1506 Mantegna

Cette tempera sur bois est l’ultime tableau de Mantegna

Ce tableau de grand format, est remarquable parce qu’il diffère de l’iconographie habituelle du saint Sébastien.
D’une part le saint est piqué de flèches comme un hérisson, d’autre part il est représenté dans une niche, aucun paysage ne vient détourner la concentration du regardeur.

Mantegna cristallise notre attention sur la douleur.

Carton de l’exposition :
Ultime chef d’œuvre de Mantegna, cette monumentale composition se trouvait dans son atelier à sa mort.
Le peintre y propose une méditation sur la vie humaine et ses souffrances qui ne sont que passagères.
Au visage douloureux du saint criblé de flèches répond la bougie qui s’éteint, entourée de la devise :
« Rien n’est permanent, si ce n’est le divin. Le reste est fumée. »

Ce tableau absolument captivant est exposé en ce moment au musée de la Marine à Paris.

Une sélection magnifique de chef d’œuvres de la Renaissance à Venise en provenance du palais vénitien, Ca’d’Oro, actuellement en restauration partielle, est présentée au musée de la Marine.

Une centaine de pièces réunies par le baron Giorgio Franchetti ont fait le voyage jusqu’à Paris.

C’est un évènement, c’est la première fois que ce saint Sébastien sort d’Italie.
Profitez !

 

Ci

Ci-dessus, le Saint Sébastien dans son palais vénitien le Ca’ d’Oro.

A Shir-Dora-Nadezhda Kashina 1928

Cette toile est conservée dans le musée NouKous,  musée d’art de l’état  de la république autonome de l’Ouzbékistan, le Karalpakstan.

Le Karalpakstan fut une région très prospère de l’Ouzbékistan jusque dans les années 1960. Elle est aujourd’hui complètement sinistrée, victime de l’assèchement  de la mer d’Aral.

La toile est à Paris en ce moment, accrochée à l’institut du Monde Arabe, dans le cadre de l’exposition
Sur les routes de Samarcande -merveille de soie et d’or

sans titre – Nasr Abdel Aziz Eleyan

Un coup de coeur pour cette huile sur toile conservée à la Jordan National Gallery of Fine Arts 

Nasr Abdel Aziz Eleyan, artiste contemporain -né en 1941,  a grandi dans le camp de réfugiés palestiniens d’ Ein as-sultan près de Jericho, où il a commencé à peindre dès son enfance.
Il a étudié les beaux-arts et le cinéma à Moscou, Bagdad, Le Caire et Londres.
Sa fille est la réalisatrice Hanadi Eleyan.
Il vit actuellement à Amman , en Jordanie, où il enseigne les beaux-arts à
l’ Université de Jordanie.

infos : Wikipédia

Peupliers sur l’Epte – 1891 Claude Monet

Le tableau fait partie de la série des vingt-trois tableaux sur le thème des peupliers créée par Monet.
Les peupliers , sur les rives de la rivière Epte près de Giverny sont vus d’en bas, à partir d’un bateau prêté par le peintre Gustave Caillebotte.
Ce bateau à fond plat était équipé de créneaux pour contenir plusieurs toiles. Chacun des tableaux représente différentes lumières du jour. Le bateau permettait de passer d’une toile à l’autre en s’accordant avec un instant de lumière.

Lorsque l’administration de la ville a décidé de vendre aux enchères les arbres, Monet les a achetés dans le but de retarder l’abattement de quelques mois, pour être en mesure de terminer la série.

Cette huile sur toile est ma préférée de la série.

Elle est conservée à la National Gallery à Londres.
Ses dimensions : 92,4 x 73,7 cm.

Yoyo Maeght a posté ce tableau récemment sur les réseaux sociaux
Mon commentaire est un mix des infos Wikipédia et @yoyomaeght

Portrait de Madame Moitessier 1851 – Ingres

Madame Moitessier, née Inès de Foucauld de Ponbriand est l’épouse de Sigisbert Moitessier, riche banquier du second empire, après avoir fait fortune en étant importateur de cigares cubains. Elle est la tante de Charles de Foucauld et  de Louis Buffet. Elle tint sous le second empire un salon politique.

Ce portrait est le premier qu’Ingres a réalisé de Madame Moitessier .
Il en réalisera un second en 1856 :
Madame Moitessier assise -conservé à Londres à la National Gallery.
Celui-ci est conservé à Washington DC, à la National Gallery of Art

infos : Wikipédia

Éole assis, vu de face – vers 1549 Pellegrino Tibaldi

Sanguine
Dim 56,2 x 40,5 cm
Découpé irrégulièrement et complété
Collé en plein

Collection de Louis XIV, acquis pour le roi en 1671; récolé à la mort de Charles Le Brun, 1690

Ce dessin est accroché actuellement au Louvre dans le cadre de l’exposition :  Les dessins bolonais du XVIe siècle 

Carton de l’expo : « L’aspect extrêmement soigné de la figure est typique des dessins finis de l’artiste. Avec la sanguine, il reproduit des détails anatomiques avec rigueur et raffinement ».

C’ est une étude pour la figure d’Éole peinte par Pellegrino Tibaldi à la voûte de la salle d’Ulysse au Palazzo Poggi, à Bologne.


Cette fresque se trouve dans la salle de Polyphème dans le  Palais Poggi
Pellegrino Tibaldi l’a réalisée en 1550-51