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aquatique -G. Moreau
La dame au jardin clos -1894 Maurice Denis
Le bois sacré -1855

. Fresque de Puvis de Chavannes
. Grand amphithéâtre de La Sorbonne
Les Muses -Maurice Denis 2
Maurice Denis (1870-1943)
Les Muses
1893
Huile sur toile
Dim : 171,5 x 137,5 cm
Conservé au musée d’Orsay
Ce tableau pourrait s’appeler Hommage à Marthe
Maurice Denis prend pour prétexte l’illustration d’un sujet mythologique traditionnel : les neuf muses, pour représenter non pas une mais neuf fois le visage, la silhouette de Marthe, sa muse, son inspiratrice, sa femme, jusqu’à sa mort.
Il écrit : « Elle est plus belle que toutes les images, que toutes les représentations, que tous les effets subjectifs. Elle est en dehors de moi, ce n’est pas moi qui la crée ».
Le thème du tableau se réfère à un sujet traité par les peintres depuis la Renaissance, avec une traduction picturale moderne :
Maurice Denis transforme les muses de l’antiquité en icônes du temps présent.
La scène se passe dans un parc de marronniers, à l’automne, où sont réunis quatre groupes de femmes.
Composition
Au premier plan, trois femmes sont assises, l’une d’elle s’apprête à dessiner, une autre tient un livre ouvert sur les genoux, les traits de leurs visages sont à peine esquissés.
Les sept autres femmes déambulent entre les arbres du parc.
Elles sont élégantes, gracieuses et désincarnées.
Les verticales des marronniers centenaires, comme de grandes colonnes, rythment la composition et lui insufflent sa puissance narrative.
Les troncs d’arbre contrastent avec les courbes-des épaules, des chevelures et des robes ; et les arabesques ornementales des branches, du feuillage et des feuilles mortes au sol.
La fixité des arbres et les attitudes des femmes créent un mouvement de circulation qui influe un balancement, une volonté douce, une sorte de danse lente.
Ce tableau est le théâtre d’une communication mystérieuse des personnages avec la nature.
Un premier plan, une ligne d’horizon, un espace sans profondeur :
Maurice Denis qualifie sa toile de « panneau décoratif ».
L’agencement de cette toile traduit l’influence des grands décors de Puvis de Chavannes, comme Le bois sacré.
Ce tableau, avec sa volonté décorative est fidèle aux préoccupations des Nabis : motif et répétition.
Le jeu graphique est mis en valeur par des coloris automnaux et irréels apposés en aplats cernés, l’ocre, le blanc, la terre de sienne et la terre verte.
La lumière émane des coloris. L’ombre des arbres est contenue entre la ligne d’horizon très lumineuse et la lumière du jour qui baigne les visages et les épaules de Marthe.
Analyse
Ce tableau est traité comme un décor, avec la stylisation des formes, la simplification des personnages et des arbres, le cerne vigoureux enserrant les figures des muses et les feuilles mortes au sol rouges ou ocre d’or.
Les courbes des corps des muses se marient avec les courbes de leurs robes. Les silhouettes des muses ondulent délicatement sur le tapis de feuilles mortes très stylisées.
Cette nature ondoyante et harmonieuse fait penser aux volutes de l’Art Nouveau.
Maurice Denis cherche à nous entraîner au-delà des apparences au-delà du monde visible pour lui le choix des couleurs est aussi important que le sujet représenté.
Ses muses ouvrent la porte au rêve.
Comme Gauguin, Maurice Denis ne veut pas copier la nature mais la transcender, la réinventer, atteindre le sublime.
Rien dans ce tableau n’est hasardeux.
Chaque coup de pinceau est le fruit d’une volonté bien réfléchie.
Les muses traditionnellement révèlent aux hommes la connaissance de l’art, sa poésie secrète et cela inspire Maurice Denis.
Aux neufs muses traditionnelles, Maurice Denis en ajoute une dixième énigmatique à l’arrière-plan, le bras levé vers la clarté du ciel.
Le peintre nous emmène vers le surnaturel.
Conclusion
Toute la peinture de Maurice Denis est imprégnée de son désir d’atteindre l’harmonie. Dans ce tableau il s’agit de poésie, symbolisée par le livre de la jeune-femme en noir.
Ce tableau est un vibrant éloge de la femme aimée et,
Un des sommets de la peinture symboliste.
le tableau -Maurice Denis 2 -Les Muses 1893
mystique n°10… M. Denis 2
L’histoire de mon chien Timm -Chapitre 2 L’éducation 4/5
L’éducation–4 /5
Un chiot esquimau née en France à qui on présente un harnachement pour être attelé, lève instinctivement la bonne patte.
Le berger allemand est un chien de défense et de garde.
Dans cet esprit, je n’ai pas dressé Timm à garder et à défendre.
Timm réagit toujours à bon escient dans ce domaine.
À Bouffelaure il n’aboie pas après le facteur mais, si un étranger vient rôder près du portail le grondement sourd du chien est très dissuasif.
Pour la défense, j’ai une anecdote frappante :
Je me baigne au pied de la cascade de Sillans, dans le var à quelques kilomètres de Cotignac. Timm s’ébat à mes côtés. Il saute d’un bond sur la berge et fonce dans le sentier en grondant. Je vois alors un homme qui se met à hurler “je suis un bon père de famille”.
Je stoppe Timm qui s’est élancé pour lui sauter à la gorge.
L’homme s’est approché sans bruit, je ne l’avais pas vu.
L’homme s’enfuit sans demander son reste.
L’instinct de mon chien me ravit. Je flatte Timm quand il revient vers moi.







