
Ce graphite sur papier a été réalisé par Ingres à Rome
Conservé à Boston, Museum of Fine Arts
La photo façonne et célèbre la lumière. Elle donne de la lumière à la lumière

Ce graphite sur papier a été réalisé par Ingres à Rome
Conservé à Boston, Museum of Fine Arts

Mois de janvier, jardin provençal :
Une rose rouge en fleur, une pépite de bonheur

Mains gantées
Les mains sont dissimulées dans une paire de gants en agneau teints en gris.
Les gants et les vêtements concourent à illustrer un statut social élevé.
L’artiste se représente sous les traits d’un gentilhomme, vêtu de couleurs claires et de riches habits.
En portant une tenue raffinée et des gants, le peintre se démarque des métiers artisanaux.
L’artiste donne de lui une image anticonformiste en portant la barbe et les cheveux longs frisés artificiellement, ce qui est contraire à la mode de l’époque.
Ce sont les mains de Dürer dans son Autoportrait aux gants daté de 1498.
Ce tableau réalise une synthèse entre la disposition à la manière flamande et l’impression de monumentalité à l’italienne que crée la contraste des lignes verticales et horizontales de la fenêtre.
C’est le troisième des quatre autoportraits peints par Dürer.
Le premier a été dessiné à l’âge de treize ans, en 1484 ; le deuxième en 1493 était destiné à sa fiancée, le dernier a été peint en 1500, c’est l’autoportrait à la fourrure.
Autoportrait aux gants est signé et porte l’inscription « J’ai peint ce tableau selon mon aspect quand j’avais vingt-six ans-Albrecht Dürer ».
Le tableau a été offert par la ville de Nuremberg à Charles 1erd’Angleterre en 1636, puis Philippe IV d’Espagne en fit l’acquisition.
Le tableau est conservé au Prado depuis 1827.
Pour voir l’autoportrait aller au Prado ou sur l’index des artistes où vous verrez les autres autoportraits.
L’inscription: » Ainsi moi Albrecht Dürer de Nuremberg me suis peint avec des couleurs indélébiles à l’âge de 28 ans »
Pour Dürer ce tableau est un signe de reconnaissance pour les compétences artistiques que Dieu lui a donné.
Le tableau est conservé à l’Alte Pinalothek de Munich, Allemagne

Cet autoportrait était destiné à sa fiancée, raison pour laquelle il tient à la main une branche de chardon qui est un gage de fidélité.
Le tableau est conservé au Musée du Louvre à Paris

Dürer a dessiné à la mine d’argent cet autoportrait à l’âge de 13 ans
Il est conservé à l’Albertina à Vienne, Autriche


Exposé en ce moment au Louvre dans le cadre de l’exposition :
Figures du Fou – Du Moyen-Âge aux Romantiques .
Carton de l’exposition :
« Pieter Cornelisz van der Morsch (1543-1628) est un personnage bien connu : c’était le bouffon du « cercle des rhétoriciens », la guilde des poètes de Leyde (Pays-Bas). Sa notoriété était telle que Frans Hals a aussi peint son portrait, en 1616, sans bonnet de fou, mais avec des attributs renvoyant clairement à son personnage de bouffon. »

Carton de l’exposition « Figures du Fou » au Musée du Louvre :
« Chez Bosch et ses suiveurs, folie et tromperie sont souvent associées. Dans cette œuvre, le personnage à droite, un bateleur de foire, est clairement un filou, dont le comparse (mais ils sont peut-être plusieurs) dérobe la bourse d’un spectateur crédule et ahuri. De nombreux éléments renvoient aussi à la folie, tel le chien au costume de bouffon.
Tout n’est qu’illusion, y compris la table, que le spectateur peut voir comme un visage, en inclinant la tête vers la droite. »
Ce tableau est conservé à Saint-Germain-en-Laye
Musée Ducastel-Vera, legs Louis-Alexandre Ducastel 1872, inv. 1872. 872.1.87

Cette toile conservée au musée d’Orsay et actuellement visible au Centre Pompidou dans le cadre de l’exposition sur le surréalisme.
Carton d’Orsay :
» Dans les années 1890, Odilon Redon interprète parfois en couleur certains de ces dessins ou gravures. Peint en 1890, Les Yeux clos, qui est sans doute un portrait de son épouse Camille Falte, reprend ainsi la composition d’un dessin antérieur.
Les yeux fermés du sommeil ou de la mort évoquent le monde intérieur, le rêve, l’absence ou l’apparition, thèmes féconds chez Odilon Redon, comme il le raconte dans A soi-même, son journal intime publié en 1922. L’extrême dilution de la peinture la rend presque immatérielle, laissant le grain de la toile apparent. Le buste semble flotter dans un espace que l’artiste laisse indéfini.
Ce visage fait référence aux bustes de la renaissance italienne du XVe siècle, aux marbres de Francesco Laurana en particulier. Il garde aussi sans doute le souvenir de L’Esclave mourant de Michel-Ange, exposé au Louvre, qui avait bouleversé Redon et dont il avait commenté dans son journal le charme étrange des « yeux clos ». Icône du symbolisme en peinture, c’est la première oeuvre de Redon entrée dans les collections nationales, choisie en 1904 dans l’atelier de l’artiste par Léonce Bénédite, le directeur du musée du Luxembourg. »